Rénovation des bacs pro commerce et vente : de l’art du double discours !

Prétendant agir dans l’intérêt des élèves, la Dgesco et l’IG tentent d’imposer un bac à deux options en lieu et place des bacs professionnels vente et commerce. En réalité cette « rénovation » va réduire le nombre d’heures d’enseignement dispensées et augmenter le nombre de CCF, telle est la réalité à venir de ce tour de passe-passe !

La rénovation initiée par l’IG et la Dgesco et lancée par la CPC a suscité la réalisation d’une étude du CEREQ auprès des entreprises qui a conclu au bien-fondé de l’existence de deux champs d’emplois réellement distincts.

Or l’affirmation faite par l’IG et la DGESCO qu’un bac à options constitue toujours deux bacs différents et qu’il s’agit juste de reculer le moment du choix d’orientation dans l’intérêt des élèves est irrecevable et malhonnête.

Une fois de plus, C’est faire fi des réalités du terrain, des conditions de travail des personnels et d’études des 90 000 élèves qui sont scolarisés dans ces deux filières.

Les élèves ont besoin de groupe classes stables et de temps d’enseignement suffisant pour mener à bien leur scolarité et leur projet professionnel.

Le rééquilibrage prétendument recherché entre les deux options se heurtera aussi aux contraintes budgétaires et aux organisations des établissements. Ce bac à options va avoir pour conséquence mécanique des regroupements de sections puisqu’il n’y aura plus de classes spécifiques à chaque diplôme : effectifs pléthoriques en enseignement général pour tous partout.

De surcroît les épreuves professionnelles ponctuelles terminales se transforment en CCF : curieuse conception de l’allègement réclamé par une majorité d’enseignant-es et curieuse conception d’un diplôme national !

Pour toutes ces raisons, nos organisations syndicales, CGT Éduc’action, Snalc, SNUEP-FSU, SUD Éducation, demandent le maintien de deux baccalauréats professionnels distincts.

Principe général

Pour chaque année scolaire, il n’y a qu’une seule CAPA (Commission Administrative Paritaire Académique) qui a lieu vers la mi-décembre et qui étudie toutes les promotions possibles entre le 1er septembre et le 31 août.

Nouveau régime indemnitaire en SEGPA et EREA : le compte n’y est pas !

Lors du GT5 du 16 juin, le ministère a présenté le nouveau dispositif indemnitaire qui devrait être mis en place dans les SEGPA, EREA et ULIS. Le SNUEP-FSU accueille favorablement la transformation du paiement des heures de synthèse et de coordination en une indemnité (IACS) versée à tous les enseignant-es affecté-es dans ces structures et dispositifs. Il demande que l’ensemble de ces enseignant-es puissent percevoir l’indemnité fonctionnelle (IFP) liée à l’obtention du 2CA-SH et pour cela souhaite que le ministère mettre en place une période transitoire pour permettre à l’ensemble des enseignant-es d’être formé-es en vue de l’obtention de ce certificat.

Quant au montant de l’indemnité IACS, le compte n’y est pas. La proposition faite n’est pas satisfaisante car elle provoquerait une baisse sensible du pouvoir d’achat pour la majorité des PLP travaillant en SEGPA pour des charges de travail identiques. Le SNUEP-FSU demande que cette indemnité corresponde à l’équivalent de 2 heures par semaine nécessaires à la coordination et synthèse permettant de suivre et d’accompagner la réussite de ces élèves les plus en difficulté.

Le SNUEP-FSU n’acceptera pas que les PLP subissent une forte diminution de leurs revenus à travail égal, il demande au ministère de revoir sa copie.