Premiers effets de la réforme de la voie professionnelle : Suppressions de postes, conditions de travail dégradées, confiance aux abonnées absentes.

Dès sa présentation en mai 2018, le SNUEP-FSU dénonce fermement la réforme Blanquer de la voie professionnelle. Depuis, le SNUEP-FSU organise de nombreuses rencontres dans les établissements pour alerter sur les conséquences de cette réforme : suppressions de postes et dispositifs nocifs au quotidien pour les élèves et pour les professeur·es. Cette réforme n’a pas été négociée avec les acteurs de terrain.
Le SNUEP-FSU a appelé les collègues à se mobiliser contre cette réforme dès le mois de septembre, notamment par la grève. Il a voté contre les arrêtés instituant de nouvelles grilles horaires en CAP et Bac pro. Ces arrêtés constituent la colonne vertébrale de la réforme. Ils actent la réduction drastique des heures disciplinaires pour les élèves, l’augmentation des heures d’accompagnement personnalisé et imposent les dispositifs que sont le chef d’œuvre et la co-intervention.
En ce début 2019, la mise en place technique de cette réforme est en marche alors que tous les textes réglementaires ne sont pas parus. Les conseils d’administration s’organisent dans la plus grande cacophonie, des informations diverses sont distillées par les chef·fes d’établissement, autant sous informé·es que les professeur·es de lycée professionnel. Une fois de plus, les personnels et les élèves vont payer le prix fort d’une réforme injuste et précipitée.
Au prétexte d’autonomie, le ministère s’affranchit de ses responsabilités en donnant des consignes organisationnelles extrêmement vagues dont certaines renforcent la confusion. Les conséquences sont catastrophiques : les rectorats profitent de ce flou organisé pour ne pas allouer l’ensemble des moyens dus aux sections professionnelles et réaliser ainsi des économies. Les baisses de dotation horaire globale poussent des chef·fes d’établissements à regrouper des sections entières de première CAP ou de seconde Bac pro. La répartition des moyens dans les ces classes s’opère dans la plus grande confusion, générant tensions et désarroi dans les équipes pédagogiques. Certaines directions font des choix délibérés et autoritaires et sans se concerter avec celles-ci. On est loin de la confiance voulue par le ministre.
Comme le SNUEP-FSU le répète depuis plus de 8 mois, ces nouvelles grilles horaires vont fortement dégrader les conditions de travail des enseignant·es et les conditions d’études des élèves. Elles renforcent aussi l’autonomie des chef·fes d’établissement en les laissant décider des suppressions de postes localement.
Le SNUEP-FSU réaffirme sa forte opposition à la réforme. Il appelle les personnels à ne pas laisser faire et à agir dans les établissements, dans les assemblées générales, dans les académies et dans toutes les instances.
Le SNUEP-FSU rappelle qu’il a déposé un préavis de grève pour couvrir toutes les actions en cours : lycées morts, pétitions, démissions de professeur·es principaux, audiences dans les rectorats, occupation d’établissements, débats avec les parents, grèves…
Le SNUEP-FSU appelle à poursuivre et amplifier l’ensemble de ces actions pour obtenir le retrait de cette réforme.

Paris, le 5 février 2019

Second degré : mobilisé.es et en grève en janvier

Communiqué de presse de l’intersyndicale du second degré et des organisations lycéennes

Les organisations syndicales des personnels et des lycéens font l’analyse que les réformes des lycées généraux et technologiques, de la voie professionnelle et du baccalauréat vont accroître les inégalités et la sélection entre élèves et établissements. Des remontées des académies, il se dégage une cartographie profondément inégalitaire de l’offre de formation. On peut ainsi évoquer de multiples situations où l’accès aux enseignements se restreint fortement. La liberté de choix laissée aux élèves et aux familles tant vantée par le ministre n’est qu’un leurre et fait courir le risque d’enfermer certains jeunes dans des impasses. Les choix de parcours sont étroitement corrélés aux choix que les élèves devront faire dans Parcoursup.

Dans l’enseignement professionnel, la réduction des horaires d’enseignement des disciplines générales pénalisera les élèves et compromettra leurs poursuites d’études. Les secondes organisées en familles de métiers impliqueront une déprofessionnalisation des filières professionnelles.
Dans l’enseignement agricole ces réformes vont jusqu’à remettre en cause la présence d’une voie générale.

Le baccalauréat, tel que le ministre l’a imposé aux élèves et aux personnels, par l’importance qu’il donne au contrôle local via le contrôle continu, va se transformer en diplôme local.

Jean-Michel Blanquer prétend que ces mesures feraient accord dans la communauté éducative. Or, les mobilisations des personnels et des élèves qui ont eu lieu en fin d’année se poursuivent, des mouvements tels que celui des stylos rouges se développent, sans aucune réponse du ministre. Pire, le gouvernement et le ministre accentuent même un discours uniquement sécuritaire et cherchent même à museler la contestation ; ainsi, une collègue a été convoquée pour avoir critiqué la politique gouvernementale, et l’article 1 du projet de loi dite sur l’école de la confiance vise à accentuer les moyens de pression sur les personnels en attaquant leur liberté d’expression. Les organisations lycéennes n’ont toujours pas été reçues par le Ministre.

Ces réformes se placent dans un contexte de préparation de rentrée marqué par l’amplification des suppressions de postes dans le second degré alors qu’il accueillera davantage d’élèves à la rentrée 2019. Les conditions de travail des élèves et des personnels vont continuer de se détériorer. L’augmentation importante des heures supplémentaires censée pallier les 2 450 suppressions d’emplois dans le second degré (50 dans l’enseignement agricole) ne fera qu’alourdir la charge de travail des personnels et laissera des établissements en difficulté. Pour contraindre les personnels à effectuer ces heures supplémentaires, le ministre entend même modifier les textes statutaires en portant à 2 le nombre d’heures supplémentaires obligatoires. Dans les collèges, les effectifs dans les classes vont continuer d’augmenter.
Dans les lycées, la conjugaison de la mise en place de la réforme des lycées et des suppressions de postes conduira à une « optimisation » des moyens par une augmentation du nombre de classes à plus de 35 élèves. Dans la voie professionnelle, la réduction de l’équivalent de 9 à 11 semaines de cours sur le cursus Bac pro et de 2 à 6 semaines pour les CAP permettra aussi au ministre de supprimer des postes.

Les organisations lycéennes UNL et FIDL et syndicales CGT Éduc’action – SNES, SNEP, SNUEP, SNETAP de la FSU – Sud Éducation – SNCL FAEN – CGT AGRI, SIES dans la poursuite des actions déjà menées et en convergence avec les actions menées dans l’enseignement supérieur, entendent amplifier ensemble la mobilisation.
Elles appellent les personnels à un processus de mobilisation passant par des actions diversifiées (organisation de rencontres avec les parents et élèves, motions en CA, interpellations des élus etc.).
Dans ce cadre, elles appellent lycéens et personnels à une journée nationale d’actions le 17 janvier, afin de construire une grève massive le 24 janvier pour :
– le retrait de la réforme des lycées, du baccalauréat et de Parcoursup,
– l’abandon du projet de service national universel,
– l’arrêt des suppressions de postes,
– l’augmentation des salaires,
– le respect de la liberté d’expression et de manifestation.
 

Elles invitent les assemblées générales à débattre des suites de l’action.
Elles proposeront cette grève à l’ensemble des organisations syndicales.

Toutes et tous mobilisé·es dès le 14 décembre

De tout part monte le rejet de la politique et des contre-réformes du gouvernement qui ne répond nullement aux revendications légitimes des salarié·es du privé et du public, des privé·es d’emploi, des retraité·es et de la jeunesse. À l’inverse, il pratique une répression sans précédents : arrestations, humiliations, gardes à vue, mutilations etc.

Le bureau national du SNUEP-FSU appelle l’ensemble des collègues à tenir des assemblées générales dans les établissements pour décider, avec les personnels, aux côtés des lycéen·nes et en lien avec le cadre intersyndical, de la poursuite de l’action contre la réforme de la voie professionnelle en utilisant toutes les modalités d’action offertes allant jusqu’à la grève reconductible, couverte par un préavis courant jusqu’à fin décembre.

Le SNUEP-FSU appelle les PLP à se mobiliser massivement par la grève les 14 et 19 décembre (journée où se tiendront à la fois le Conseil supérieur de l’Éducation et le Comité technique ministériel sur les dotations accordées aux académies pour la rentrée 2019).

Pour la défense du pouvoir d’achat et pour l’augmentation immédiate du point d’indice.

Pour les emplois, l’augmentation des postes au concours et la défense de notre statut.

Pour le retrait de la réforme Blanquer de la voie professionnelle et l’abrogation de Parcoursup. 

Élections professionnelles 2018 : résultats

Le SNUEP-FSU progresse de 3 points des suffrages exprimés par rapport aux résultats de 2014.

Merci à toutes celles et à tous ceux qui ont voté et fait voter SNUEP et FSU.

 

Les personnels engagés – Le SNUEP et la FSU confortés

 

Les grands gagnants sont les PLP et plus largement les personnels de l’Éducation Nationale qui, dans l’ensemble de l’Académie Orléans-Tours mais aussi à l’échelon national, ont démontré par leur participation à la hausse, leur réel attachement au paritarisme.

Le SNUEP-FSU progresse de 3 points des suffrages exprimés par rapport aux résultats de 2014 confortant ainsi sa première place à la CAPA PLP avec 4 sièges sur 10.

Tous les syndicats de la FSU de notre académie améliorent aussi leurs résultats. La FSU progresse de 1 000 voix au Comité Technique Académique (CTA) et obtient 6 sièges (+1) sur 10.

La réponse ainsi apportée au Ministère, qui veut détruire le paritarisme et la représentation du personnel, est éclatante. Elle donne aussi à la FSU et ses syndicats la responsabilité de représenter et défendre tous les personnels, les écoles, les établissements et les services.

Soutien aux mobilisations lycéennes : « Pas les miettes, toute la boulangerie ! »

Orléans, le 4 décembre 2018
Communiqué du SNUEP-FSU Orléans-Tours sur les mobilisations lycéennes
« Pas les miettes, toute la boulangerie ! »

Commencée le vendredi 30 novembre, la contestation dans les lycées a pris de l’ampleur : environ 300 lycées, parmi lesquels un certain nombre de lycées professionnels, ont été bloqués dans toute la France. Parallèlement, des assemblées générales se sont tenues dans plusieurs universités. L’UNL (Union Nationale Lycéenne), à l’initiative de cette journée d’action, avance le chiffre de 300 établissements touchés.
Parmi les revendications, un certain nombre nous interpelle comme syndicat de l’enseignement professionnel public et sont communes avec celles du SNUEP- FSU. Dans un communiqué en date du 3 décembre, l’UNL écrit notamment :
« Nous ne voulons plus :
D’une sélection à l’entrée de l’université, mise en place à l’aide des attendus et des algorithmes de Parcoursup, qui discriminent selon le lycée d’où l’on vient, ou le bac que l’on aurait fait. (…)
De la réforme de la voie professionnelle qui privilégie les intérêts privés de l’entreprenariat plutôt que l’intérêt des lycéen.ne.s, et qui offrira des formations différenciées d’une région à l’autre. (…)
De la suppression des 2 600 postes en lycée, prévue pour l’année 2019 »
Les PLP se mobilisent depuis plusieurs mois sur ces revendications, qui sont aussi les nôtres !
Au moment où l’enseignement professionnel public est sur le point d’être broyé par l’engrenage de la contre-réforme Blanquer ; au moment où le gouvernement Macron, isolé et rejeté de toutes parts, s’apprête à effectuer une saignée sans précédent dans les effectifs de l’enseignement professionnel public, le SNUEP- FSU Orléans-Tours apporte son soutien plein et entier à cette mobilisation.
Louis Boyard, président de l’UNL, a raison lorsqu’il déclare, avec indignation :
« Nous, ce qu’on acceptera, ce ne sont pas les miettes, c’est toute la boulangerie ! ».
Le SNUEP-FSU s’insurge contre les tentatives d’intimidation et toutes les formes de répression à l’encontre de la jeunesse qu’on empêche de se mobiliser dans un cadre apaisé.
Le SNUEP-FSU Orléans-Tours appelle les PLP à se faire entendre en votant aux élections professionnelles pour le SNUEP et la FSU, pour le retrait du plan Blanquer et la défense du statut des PLP.
Il appelle les PLP à se réunir dès que possible afin de préparer la riposte, pour la satisfaction de nos légitimes revendications.

Elections professionnelles : la FSU déterminée à défendre l’expression démocratique des personnels

Depuis l’ouverture du scrutin le jeudi 29 novembre à 10h00, le vote électronique à l’Éducation nationale dysfonctionne gravement et les opérations électorales ont été suspendues à 14h00.

Le ministère de l’Éducation nationale, par le choix du prestataire comme par les choix organisationnels effectués, porte la responsabilité de cette situation inacceptable. Il se montre, à ce jour, incapable de garantir les conditions normales de mise en œuvre du processus démocratique pour les 1 135 000 personnels de l’Éducation nationale.

Les représentants de la FSU au bureau de vote central ministériel ont exigé que le ministère prenne toutes les dispositions pour permettre l’expression du vote des personnels.

Le vote devrait de nouveau être possible dans la matinée du 30 novembre. La FSU appelle les personnels à montrer leur attachement à la démocratie sociale dans l’Éducation nationale, à leurs représentant-e-s en votant massivement dès qu’elles/ils en auront la possibilité.

Aux Lilas, le jeudi 29 novembre 2018

 

 

Amplifier la mobilisation jusqu’au retrait de la réforme Blanquer

Le 13 novembre, l’intersyndicale de la voie professionnelle s’est réunie pour faire le point sur la mobilisation en cours et discuter des suites du mouvement. Les enseignantes et enseignants de lycée professionnel et agricole ont à nouveau été en grève à plus de 20 % le 12 novembre, animant de nombreux cortèges dans les manifestations de l’éducation, prenant des initiatives et menant des actions dans les territoires.

La consultation des collègues, les heures d’information syndicale ou les débats en assemblées générales montrent que les personnels rejettent massivement la réforme Blanquer qui aboutira à la casse de l’enseignement professionnel.

Pour nos organisations, cela signifie deux choses : cette réforme n’est pas celle qu’il faut et les ministres de l’éducation nationale et de l’agriculture doivent y renoncer maintenant. Ils doivent prendre en compte les revendications des personnels !

Dans de nombreux départements et académies, la mobilisation s’enracine et s’élargit. L’intersyndicale nationale soutient pleinement les actions et les mobilisations des personnels.

Nos ministères veulent imposer à tout prix une réforme dangereuse pour l’avenir de nos élèves comme des personnels.

Nos organisations sont convaincues que l’amplification de la mobilisation des professeur·es de lycées professionnels et agricoles permettra de construire un rapport de force en faveur du retrait de cette réforme.

Les dotations horaires des établissements ne seront connues qu’en janvier. Nous savons déjà qu’elles se traduiront par des suppressions de postes massives et par une perte de sens de notre métier d’enseignant.

C’est pour cela que les organisations de l’intersyndicale de la voie professionnelle déposeront un préavis de grève, à l’éducation nationale, du 19 novembre au 22 décembre, pour permettre le développement des actions.

Pour nos organisations, l’avenir de la mobilisation appartient aux personnels. L’intersyndicale de la voie professionnelle se réunira à nouveau le vendredi 23 novembre afin de dégager de nouvelles perspectives et des propositions d’actions, y compris par la grève, pour les semaines et mois à venir.

La mobilisation le 12 novembre 2018 démontre que les PLP disent NON à la réforme de la voie professionnelle

Ce lundi 12 novembre 2018, les professeur·es de lycée professionnel (PLP) ont été nombreuses et nombreux en grève et dans les manifestations. Elles et ils se sont mobilisé·es contre les suppressions de postes dans l’Éducation nationale et contre la réforme Blanquer de la voie professionnelle.

Cette mobilisation est le signe de l’opposition des PLP à la diminution des heures d’enseignements, aux fusions de diplômes et aux multiples dispositifs envisagés : familles de métiers, co-intervention, chef d’œuvre…

Avec cette réforme, le ministre va supprimer 2 500 postes d’ici 2022 et mettre en place des formations professionnelles au rabais pour les jeunes qui vont rencontrer des difficultés accrues dans leurs poursuites d’études et dans leur insertion professionnelle.

Les PLP ne sont pas dupes. Les dispositifs de la réforme sont des outils pour continuer à vider les diplômes de leurs contenus. Cette réforme entraînera une nouvelle dégradation des conditions de travail des enseignant·es.

Le ministre doit entendre la colère des PLP.

Le SNUEP-FSU continue de rencontrer les collègues sur tous les territoires pour informer et échanger afin de poursuivre le combat contre la mise en place de la réforme Blanquer de la voie professionnelle. Le SNUEP-FSU appelle les PLP à rester mobilisé·es et à débattre ensemble dans les établissements des modalités d’actions collectives.

Voter SNUEP-FSU du 29 novembre au 6 décembre 2018, c’est voter pour un syndicat engagé contre la réforme Blanquer et pour des militant·es et représentant·es qui enseignent en LP et défendent les collègues au quotidien.

lundi 12 novembre : mobilisons massivement !

Non aux réformes du gouvernement Edouard Philippe,
qui s’attaquent à l’Ecole et à ses personnels,
qui entraînent des suppressions de postes massives
et attaquent le statut général des fonctionnaires !

* Des postes supprimés !
Le projet de loi de finances 2019 marque le retour de la logique libérale des suppressions de postes, une logique
appelée à s’amplifier dans les années suivantes pour atteindre les 120 000 suppressions prévues, dont 50 000
annoncées dans la Fonction Publique d’Etat.

* Des salaires gelés !
→ La valeur du point d’indice a été gelée de 2010 à 2016 et l’est de nouveau depuis 2017, les retenues pour
pension civile ont augmenté et la CSG est majorée de 1,7 point.
→ On peut ajouter à cela le retour du jour de carence.

* Des retraites attaquées !
L’instauration du régime universel par point engendrera :
→ La fin de la référence aux 6 derniers mois de salaire ;
→ L’impossibilité de prévoir l’âge de départ à la retraite ;
→ L’impossibilité de connaître le montant de nos retraites ;

* Des conditions de travail dégradées et dégradantes !
→ Non à la remise en cause de la professionnalité des personnels et à la multiplication des injonctions et
pressions hiérarchiques !
→ Augmentation du nombre d’élèves par classe qui entraîne une dégradation des conditions d’apprentissage.
→ Des remplacements non assurés et recours accru à des personnels précaires.

NON à « l’Ecole de la confiance »
et OUI à l’Ecole de la République !

Pour ces raisons, les organisations syndicales FNEC-FP-FO, SGEN-CFDT, CGT Educ’Action, SE-UNSA, FSU, SNALC appellent à se mobiliser massivement le lundi 12 novembre 2018.