Déclaration de la FSU Orléans-Tours à la CCP Non-Titulaires du 2 juillet 2020

Même si nous comprenons les difficultés de l’administration pour trouver une date dans un calendrier chargé, la FSU déplore que la DPE n’ait pas organisé de CCP en début d’année scolaire . Cette commission nous permet de faire le point notamment avec vous sur la rentrée des non titulaires. Nous nous réunissons ce jour afin de parler de non renouvellement et de licenciement. Ne pourrions-nous pas collaborer sur l’affectation des non titulaires CDIsés comme dans certaines autres académies ?
Les organisations syndicales ont reçu tardivement les listings des agents non-titulairede l’académie. De même les affectations définitives pour la rentrée concernant les contractuelles PSYEN ne nous ont pas été transmises.
Concernant la préparation aux concours, les inscriptions étaient du 18 mai au 7 juin soit trois petites semaines en pleine reprise des cours en distanciel comme en présentiel. Beaucoup de non titulaires n’ont pas pu s’inscrire. La diffusion n’a pas été facile en cette crise sanitaire. Est-il prévu une seconde phase d’inscription ?
En cette fin d’année, nous allons encore discuter de cas ayant un double avis défavorable. Plus précisément un avis défavorable des chefs d’établissements, les inspecteurs ayant très peu fait de visite de non titulaire, leurs charges de travail et la crise sanitaire ne le permettant pas.
Notre ministre a bien insisté sur le fait que les élèves ne doivent pas être évalués au cours du confinement. Force est de constater que ce n’est pas le cas pour les professeurs et d’autant plus chez les non titulaires leur apportant un stress supplémentaire. D’après le décret n° 2020-524 du 5 mai 2020 qui définit les conditions du télé-travail … L’employeur prend en charge les coûts découlantdirectement de l’exercice des fonctions en télé-travail, notamment le coût des matériels, logiciels, abonnements, communications et outils ainsi que de la maintenance de ceux-ci …. Notre administration a-t-elle mis à disposition de ses agents tout le matériel nécessaire au télé-travail ?
Concernant les contractuels avec avis défavorable, il leur est, à plusieurs reprises, reproché des problèmes de gestion de classe. Quelle formation ou aide a-t-il été dispensée à ces agents ? Les agents recrutés en cours d’année ont-ils également accès à des formations ?
Des agents non-titulaires CDIsé se sont vu également attribué un avis défavorable de leur chef d’établissement après de nombreuses d’années d’expériences. Nous constatons que le document d’évaluation de fin d’année n’est pas adapté à ces agents CDI, procurant un stress. Serait-il possible de revoir ce document  ?Concernant les contractuels PSYEN, nous constatons que le projet d’affectation pour la rentrée de septembre n’est pas à l’ordre du jour de cette CCP. Comment se déroulera donc la procédure ? (Appel de la DPE 3 vers les agents ? Date d’envoi des contrats ?).

Résultats mutation intra 2020

Le rectorat a publié ce mardi 30 juin à 14h sur SIAM, avec 24h d’avance, les résultats du mouvement intra-académique au sein de l’académie d’Orléans-Tours. Premier mouvement réalisé sans les commissaires paritaires, qui n’ont pas même été prévenus de ce changement de date, nous ne pouvons pas attester de la transparence des affectations.

Que faire avec vos résultats ?

Vous êtes satisfait :

* Vous avez obtenu une mutation, prenez tout de suite contact avec votre nouvel établissement et vos futurs collègues pour la préparation de la rentrée prochaine.

* Informez le SNUEP-FSU de votre résultat afin de nous aider à suivre le mouvement.

christophe.mayam.snuep@gmail.com

sa.orleans-tours@snuep.fr

Vous n’êtes pas satisfait :

* Le résultat de votre mutation reçu via I-prof ne vous satisfait pas ou vous voulez savoir pourquoi vous n’avez pas pu obtenir le poste souhaité, vous pouvez former un recours administratif et demander à être accompagné par le SNUEP-FSU

* Informez le SNUEP-FSU de votre résultat afin de nous aider à suivre la suite du mouvement pour les non-satisfaits.

christophe.mayam.snuep@gmail.com

sa.orleans-tours@snuep.fr

Quelles démarches en cas de recours ?

Attention ! Il existe plusieurs types de recours, selon le motif de non-satisfaction.

* Contactez-nous afin que nous puissions vous accompagner.

* Envoyez votre recours à la DPE en mettant le SNUEP-FSU en copie et en mandatant la FSU.

Vous avez deux mois pour envoyer votre recours au rectorat, mais le plus tôt sera le mieux.

* Tenez-nous informés de la réponse de la DPE pour le suivi de votre dossier.

Attention ! Le recours n’est pas suspensif : même si le recours aboutit, il est possible qu’à la rentrée de septembre vous soyez dans l’établissement que vous avez obtenu ce 30 juin.

Nous ne demanderons pas l’autorisation !

Le droit de manifester est une liberté fondamentale. Il est une condition et une protection pour les autres libertés. Il permet de dire ensemble comment on veut vivre.
Depuis 1935, il s’exerce par simple déclaration. C’est ainsi qu’il a traversé le siècle et les crises pour arriver intact jusqu’à nous.
Ces dernier mois, l’état d’urgence sanitaire a conduit le gouvernement à interdire tout rassemblement et toute manifestation. Mais l’amélioration de la situation sanitaire ne l’a pas conduit à déconfiner le droit de manifester.
Le 13 juin dernier, c’est le Conseil d’État qui en a rappelé toute l’importance. Il a suspendu l’interdiction du droit de manifester. Il a aussi rappelé que les lois existantes permettaient de garantir la protection de la population contre l’épidémie de Covid-19.
Moins de 2 jours plus tard, un nouveau décret est venu instaurer un régime d’autorisation inédit. En moins de deux jours, sans débat, sans vote, sans consultation, le gouvernement a construit de toute pièce et imposé un régime qui vient bouleverser des décennies de libertés.
Ces dispositions soumettent le droit de se rassembler et de manifester à l’autorisation préalable des autorités.
Le gouvernement ne peut pas décider seul du cadre dans lequel s’exercent les libertés fondamentales. La crise actuelle ne l’autorise pas à aller au-delà de ce qui est strictement nécessaire pour garantir la sécurité sanitaire.
La liberté de manifester ne peut pas être suspendue à la seule volonté du pouvoir exécutif.
Alors, nous ne demanderons pas l’autorisation d’imaginer, de penser et de vouloir un monde plus juste. Nous ne demanderons pas l’autorisation de manifester nos idées, nos opinions, nos revendications.
C’est pourquoi le Syndicat des Avocat de France, le Syndicat de la Magistrature, la FSU, l’Union syndicale Solidaires, la CGT, FO, et le Droit au Logement, ensemble ont saisi le Conseil d’État de plusieurs requêtes, afin que soit préservée la liberté de manifester.

La FSU quitte le CHSCTM

Un CHSCT ministériel était convoqué aujourd’hui pour faire « un point sur l’évolution du protocole sanitaire » en vue de la dernière phase de déconfinement pour cette fin d’année scolaire.
Pour ce CHSCT, les représentants des personnels ont reçu le document deux heures seulement avant le début de la séance, alors qu’il a été rendu public en début de matinée.
Ce fonctionnement vide le dialogue social de tout son sens et relève davantage de l’affichage du ministre que de la volonté de consulter les représentants des personnels, pour un sujet pourtant hautement important.
Les représentants de la FSU ont refusé de rentrer dans le détail du protocole, d’autant que le ministère a annoncé qu’il n’était pas  question d’apporter de quelconques modifications.
Le ministère était uniquement en attente d’éventuels assouplissements provenant du Haut Conseil de la Santé Publique (HCSP) d’ici la fin de la journée pour une diffusion définitive du document.
Pour la FSU, au-delà des conditions dégradées de travail des membres de la délégation, il s’agit aussi de dénoncer le manque de respect du travail des personnels au plus près du terrain, qui vont devoir à nouveau modifier dans des temps records toute l’organisation des écoles et des établissements afin d’accueillir les élèves dès le 22 juin.
Sans parler du questionnement légitime des familles qui depuis l’annonce du président de la République ne cessent d’interpeler les chefs d’établissements et les directrices et directeurs d’école.
Alors que nous venons de traverser une période où les enseignant.es ont été mis.es en cause publiquement quant à leur implication auprès de leurs élèves, il va falloir à nouveau assumer des décisions ministérielles qui ne permettent pas à tous les élèves d’être accueillis.
Pour la FSU, bien qu’il soit important que tous les élèves puissent reprendre le plus rapidement le chemin des écoles, collèges et lycée,  cela ne doit pas se faire dans la précipitation. Il est en effet dommage de modifier à nouveau les règles d’accueil alors qu’il ne reste que huit jours de classe effectifs.
La question de l’organisation de la rentrée est posée : le ministère doit publier avant les congés d’été, les différents scénarii en prévision de la présence ou pas du virus sur le territoire. Il ne serait  pas acceptable que des changements de dernière minute interviennent à quelques jours seulement de l’arrivée des élèves, ni pour les personnels, ni pour les élèves.
À l’occasion de cette réunion, la FSU a insisté afin d’avoir des réponses au sujet des personnels vulnérables ainsi que pour ceux qui vivaient avec eux. Le ministère a fini par répondre à cette question : le travail à distance doit être la règle pour les personnels vulnérables sur présentation d’un certificat médical. Pour celles et ceux vivant avec une personne concernée, le ministère impose le retour sur site.
La FSU a quitté la séance après avoir obtenu ces réponses.

« Prof bashing », ça suffit !

Communiqué de Presse. SNUEP-FSU Orléans Tours

Le lundi 15 juin 2020

Le dénigrement de la profession continue. Il y a un an déjà , Blanquer accusait les professeurs d’être des « preneurs d’otage » au sujet de la contestation de la réforme du Baccalauréat. C’est aujourd’hui le « décrochage » de certains collègues qui est mis pointé par notre Ministre. Sans aucune donnée étayée et fondée, il estime que cinq à six pour cent de la profession n’aurait pas assuré leurs missions pendant et après le confinement. Ce discours démagogique, injuste et injustifié ne vise qu’à détourner l’attention de l’opinion publique.

Le temps des « remerciements » à la profession et les discours sur l’utilité des services publics ne sont plus à l’ordre du jour. Il s’agit maintenant de « sanctionner » et faire des exemples pour discréditer une profession mise à mal par des années d’austérité et de suppressions de postes.

Le véritable « décrochage » est à chercher du côté du Ministère, notamment dans ses choix contre les lycées professionnels. Plutôt que de chercher à améliorer les conditions d’étude des élèves et de travail des enseignants, il s’obstine et continue sa politique en faveur de l’apprentissage qui ne répond en rien aux besoins de formation des élèves de la voie professionnelle.

Le dénigrement et les choix réactionnaires sont à combattre. Ce n’est pas de culpabilisation infantilisante dont nous avons besoin mais de soutien et de reconnaissance matérielle et financière.

La liberté de manifester enfin déconfinée !

Le conseil d’Etat, en faisant droit au recours des organisations syndicales CGT, FSU, SAF, Syndicat de la magistrature et Union Syndicale Solidaire, rappelle au gouvernement qu’il ne peut pas interdire les manifestations au prétexte de la crise sanitaire.
Le Conseil d’Etat rétablit la liberté de manifester dans le respect des mesures barrière car cette interdiction générale et absolue, contraire à la liberté d’expression collective des idées et des opinions, à la liberté de réunion et à la liberté syndicale, n’était ni justifiée par la situation, ni adaptée, ni proportionnée.
C’est une belle victoire collective, salutaire pour les libertés et la démocratie, et de bon augure dans le cadre du débat parlementaire à venir sur la sortie de l’état d’urgence sanitaire !

POUR NOTRE SANTÉ MOBILISONS NOUS LE MARDI 16 JUIN 2020 !

Depuis plus d’un an, les personnels des secteurs professionnels de la santé, des établissements d’hébergement des personnes âgées dépendantes, du médico-social, sont engagés dans un processus de mobilisation inscrit dans la durée.
À l’appel d’un front unitaire très large, les agent·es sont appelé·es à s’inscrire dans une nouvelle journée de mobilisations par la grève, des rassemblements et manifestations, le mardi 16 juin prochain.
À l’opposé des politiques austéritaires mises en œuvre depuis des décennies, ceux-ci se mobilisent pour obtenir les moyens budgétaires nécessaires à la mise en œuvre de leurs missions de service public et d’intérêt général qu’il s’agisse de soigner, sans exclusive, les personnes malades ou encore de permettre aux personnes dépendantes de vivre décemment.
Les agent·es luttent également pour le maintien et le développement de services publics de pleine compétence et de proximité sur l’ensemble du territoire national y compris en Outre-mer.
Dans le même temps, ces derniers exigent une amélioration significative de leurs conditions de travail par notamment l’augmentation des salaires et des traitements, la réduction du temps de travail, les créations d’emplois nécessaires et la réouverture des lits fermés.
La crise générée par la propagation du coronavirus et le soutien apporté par la population aux personnels montrent l’urgence des réponses qui doivent maintenant être apportées par les pouvoirs publics.
Tel n’est pas le chemin dessiné par le Ségur de la santé. Bien au contraire ! Aucune rupture avec les politiques austéritaires menées n’a été annoncée. De plus, alors que la plus grande incertitude règne sur l’augmentation des traitements et des salaires, le gouvernement annonce sa volonté de modifier le temps de travail des personnels.
De telles orientations sont inacceptables. Dans un tel contexte, nos organisations syndicales se déclarent solidaires du processus de mobilisation engagé qu’elles soutiennent.
Cette bataille, c’est aussi la nôtre ! Celle que nous menons pour la défense, la reconquête et le développement des services publics et plus particulièrement de la Fonction publique, pour l’octroi des crédits nécessaires à la mise en œuvre des missions, pour l’amélioration des conditions de travail et de vie des personnels à commencer par la revalorisation significative de la valeur du point d’indice.
C’est pourquoi nous appelons les personnels de la Fonction publique à participer aux initiatives, rassemblements et manifestations qui seront organisés le 16 juin prochain.

Plutôt que de « tirer » sur les profs, regarder la gestion du ministre Blanquer et ses effets

Depuis quelques jours sévit un véritable « prof bashing » dans beaucoup de médias qui pointent un prétendu chiffre de 5 % à 6 % d’enseignant·es qui seraient sorti·es des radars pendant le confinement ou en arrêt maladie de « complaisance » !
À l’origine, des propos abjectes tenus en privé par le ministre lui-même et ceux d’un ancien membre du cabinet dans un journal. Le relais médiatique ne s’est malheureusement pas fait attendre et les éditos ou reportages se multiplient pour jeter de nouveau le discrédit sur la profession, en utilisant des estimations « au doigt mouillé » plutôt que des chiffres fiables inexistants. La ficelle est grosse. L’investissement des enseignant·es a, comme d’habitude, été exemplaire en cette période difficile et anxiogène de crise sanitaire. Ils ont déployé beaucoup de temps et d’énergie pour maintenir le lien scolaire avec leurs élèves malgré les outils numériques du ministère mal adaptés. Ils ont travaillé avec leur propres ordinateurs et téléphones – mais ils attendent toujours ne serait-ce que l’ébauche d’une prime d’équipement.
Evoquer ainsi un supposé « décrochage des profs » est d’une lâcheté crasse et indigne. Ces médias, qui ont fait et font encore preuve d’une grande complaisance sur la gestion de crise calamiteuse du ministre, devraient plutôt s’inquiéter du décrochage des jeunes. Car aujourd’hui nombreuses et nombreux sont les jeunes à ne pas être revenus en classe.
Pour le SNUEP-FSU l’urgence est du côté de la crise économique qui s’annonce et dont les jeunes décrocheurs, ceux les moins qualifiés, les jeunes intérimaires et apprenti·es seront les premières victimes.
Pour le SNUEP-FSU les projecteurs devraient être braqués sur le ministère de l’Éducation nationale qui ne propose aucune mesure pour pallier ce grave problème et mettre en œuvre l’obligation de formation jusqu’à 18 ans.
Pour le SNUEP-FSU l’investissement des professeur·es de lycée professionnel au quotidien nécessite surtout une amélioration des conditions de travail et un véritable plan de revalorisation des salaires et des carrières. Ces éléments sont incontournables pour donner à de nombreux jeunes la motivation d’exercer ce métier d’utilité publique et pallier la pénurie de candidat·es qui s’aggrave d’année en année.

Le mardi 16 juin toutes et tous mobilisé-es pour la santé

Les personnels de santé, du médicosocial, du social, des Ehpad, dans l’éducation nationale seront mobilisés pour exiger des moyens conséquents pour de bonnes conditions de travail assurant ainsi un service public de qualité pour tous et toutes les usager-es et patient-es. Ils et elles seront en grève aussi pour la reconnaissance de leurs métiers et une revalorisation salariale et professionnelle conséquente avec un dégel immédiat de la valeur du point d’indice.
Pendant plus d’un an, ils ont multiplié les actions pour alerter sur la situation de l’hôpital, des urgences, des déserts médicaux, de l’accueil des personnes âgées laissant craindre en cas de vague épidémique de véritables catastrophes sanitaires.
Pendant tous ces mois, ils ont été méprisés, voire matraqués par le pouvoir en place.
Les différents Ministres ont soit minimisé la crise à l’hôpital, soit affiché des promesses qu’ils n’ont pas tenues.
Avec le Coronavirus, les alertes répétées des personnels soignants sont devenues une réalité et l’engorgement des services de réanimation, le manque de lits en soin de suite pour des malades lourdement atteints, la nécessité de transférer des patient-es très malades en train à l’autre bout du pays, la fermeture des services jugés non urgents, la surmortalité enregistrée dans les maisons de retraite, l’absence de masques et de surblouses de protection en nombre, les internes et étudiant-es en santé réquisitionné-es travaillant souvent sans protection et pour un salaire de misère, etc., leur ont malheureusement donné raison.
Toute la politique de casse de l’hôpital et plus largement de la santé, de la sécurité sociale et de la protection des populations les plus fragiles, doit être abandonnée.
Cela a sauté aux yeux de la population, inquiète face à la pandémie. Des élans de solidarité populaires se sont noués avec eux, notamment tous les soirs à 20h00 au cours d’applaudissements soutenus dans tout le pays.
Il est temps de considérer prioritaire la réponse aux besoins de la population et d’engager au sortir de cette crise sanitaire un plan de programmation et de reconstruction de tout le système de soins comme de l’ensemble des services publics au service de l’intérêt général.
Déjà, le projet Ségur voulu par le gouvernement montre ses limites et ressemble à une nouvelle imposture débouchant sur des mesures confortant la politique libérale qui prévaut depuis des années.
Au contraire, les organisations syndicales et de jeunesse apportent leur soutien et invitent le plus grand nombre à participer aux nombreuses mobilisations déjà programmées le 16 juin et à toutes celles en cours nommées « les mardis de la colère ».
Agissons pour la revalorisation générale des salaires de tous les personnels, la reconnaissance de leurs qualifications, un plan de formation pluridisciplinaire et un plan de recrutement de personnels, la suppression de la sélection et la création de places dans les filières de santé, un renforcement des moyens financiers pour les établissements, une augmentation substantielle des budgets 2020 et 2021, l’arrêt de toutes les fermetures d’établissements, de services et de lits, la garantie de l’accès, de la proximité́ et de l’égalité́ de la prise en charge pour la population sur tout le territoire.
Le 16 juin tous et toutes mobilisé-es pour la santé et en soutien à l’ensemble des personnels de ce secteur.

Épreuve de contrôle 2020 : pour rattraper quoi ?

L’épreuve dite « de contrôle » instaurée pour le baccalauréat professionnel afin de pallier la baisse du taux de réussite consécutive à la réforme du bac pro en 3 ans, n’a jamais été remise en cause, par quelque gouvernement que ce soit, depuis sa création.
Pourtant, cette épreuve a, d’ordinaire, bel et bien vocation de permettre le rattrapage de candidat·es ayant passé une grande majorité de leurs épreuves par contrôles en cours de formation (CCF) ! Les textes nous assurent, dans ce cadre, que ces candidat·es étaient « prêt·es », lors des évaluations. De plus, en cette année particulière, l’ensemble des épreuves ponctuelles terminales a été remplacé par la prise en compte du contrôle continu. Ainsi, la prétendue « pression » générée par une épreuve unique ponctuelle terminale ne peut être invoquée pour légitimer l’organisation de ce rattrapage. Par ailleurs, les modalités d’organisation de cette épreuve de contrôle lui donnent autant de poids que toutes les épreuves du 1 er groupe réunies : les matières sont imposées aux candidat·es et les résultats obtenus compensent directement la moyenne coefficientée des épreuves précédentes.
Pour le SNUEP-FSU, organiser une épreuve de rattrapage à l’issu d’un baccalauréat essentiellement passé en CCF n’est pas justifié. Les circonstances particulières à cette session 2020 ne font qu’accentuer notre conviction. C’est pourquoi le SNUEP-FSU revendique, pour cette année hors du commun, la suspension de l’épreuve de contrôle, et, à terme, la suppression de celle-ci, tant que le baccalauréat professionnel ne sera pas enfin entièrement réorganisé sous forme d’épreuves ponctuelles terminales, seules garantes de l’équité nationale et de la valeur du diplôme délivré.
C’est uniquement dans ce cadre que le rattrapage des candidat·es pourra être légitimé. Il faudra, alors, leur laisser le choix des épreuves, sans modification des coefficients, à l’instar de ce qui existe pour les baccalauréats généraux et technologiques.
C’est pour toutes ces raisons que, cette année encore, le SNUEP-FSU a déposé un préavis de grève sur la période d’organisation de l’épreuve de contrôle.