Archives de catégorie : Actualités syndicales

Jeudi 5 décembre : toutes et tous en grève et dans l’action !

Les organisations syndicales et de jeunesse s’engagent à construire un plan d’action contre le projet de réforme de retraites par points et pour gagner un renforcement, une amélioration du système actuel de retraites solidaire et intergénérationnel.
L’émergence et la construction de luttes dans les différents secteurs professionnels, montrent la nécessité d’apporter des réponses aux salarié-es en termes d’emploi, de salaires, d’égalité entre les femmes et les hommes, de conditions de travail… Autant de sujets qui sont étroitement liés aux questions de la retraite et que l’actuel projet de réforme gouvernemental aggravera.
Les organisations vont initier et impulser des assemblées générales sur les lieux de travail et d’études, des débats publics sur tout le territoire, des interpellations des élu-es locaux et nationaux, des initiatives de sensibilisation de toute la population pour échanger sur la réforme et sur les modalités d’actions et de riposte collective.
Les organisations syndicales et de jeunesse (CGT, F0, FSU, Solidaires, FIDL, MNL, UNL, UNEF) appellent l’ensemble des salarié-es du secteur privé comme du secteur public, des retraité-es, des privé-es d’emploi, des jeunes, à une 1 ère journée de grève interprofessionnelle le jeudi 5 décembre 2019.

Montreuil, le 16 octobre 2019

GIPA

Le décret n°2019-1037 du 8 octobre 2019 modifie le décret n°2008-539 du 6 juin 2008 relatif à l’instauration d’une indemnité dite de garantie individuelle du pouvoir d’achat. Il proroge la garantie individuelle du pouvoir d’achat en 2019 et fixe, dans ce cadre, la période de référence prise en compte pour la mise en œuvre de cette indemnité. Un arrêté du 8 octobre 2019 fixe de son côté, au titre de l’année 2019, les éléments à prendre en compte pour le calcul de la Gipa.

Communiqué – Suicide de notre collègue du lycée de Chamalières

Le suicide de notre collègue du lycée de Chamalières, Laurent Gatier, suscite une émotion forte dans l’ensemble de la communauté éducative. Les syndicats SNUEP-FSU, SNES-FSU, SNEP-FSU adressent leurs condoléances et leur soutien à sa famille, ses amis et ses collègues.

Le SNUEP-FSU, le SNES-FSU et le SNEP-FSU rappellent que les réformes en cours ont fait l’objet d’une alerte sociale au CHSCTMEN qui a clairement confirmé les risques psycho-sociaux liés aux réformes. Ils rappellent aussi que certaines pratiques managériales complètement inadaptées ont de lourdes conséquences sur la santé physique et mentale des personnels. Beaucoup de situations critiques pourraient être évitées si l’administration traitaient les alertes avec plus de sérieux.

À la demande des organisations syndicales, une CHSCTA extraordinaire s’est tenu le lundi 7 octobre. Le SNUEP-FSU, le SNES-FSU et le SNEP-FSU  demandent que la commission d’enquête, qui se réunira le vendredi 11 octobre, commence son travail avant les vacances scolaires d’automne.

Le SNUEP-FSU, le SNES-FSU et le SNEP-FSU seront extrêmement vigilants sur la suite de la procédure. Ils soutiennent l’appel à participer à la marche blanche en mémoire de Laurent Gatier le samedi 12 octobre à Clermont-Ferrand.

Face à la souffrance des personnels, la nécessité d’actes concrets et rapides au diapason des attentes

L’ensemble de la communauté éducative s’est rassemblée jeudi 3 octobre pour rendre hommage à Christine Renon qui s’est suicidée la semaine dernière dans son école. L’émotion, la douleur mais aussi la colère sont fortes partout en France. Des personnels de l’Éducation nationale meurent à cause de leurs conditions de travail dégradées. Cette situation est grave, indigne et intolérable.

Dans la voie professionnelle, les réformes et les lois qui s’accumulent aggravent fortement les conditions de travail des personnels. Ces réformes, accompagnées de dispositifs inadaptés et chronophages qui entravent la réussite des jeunes, d’injonctions contradictoires et de pratiques managériales souvent agressives impactent la santé physique et mentales des personnels. Le SNUEP-FSU alerte depuis plusieurs années les rectorats et le ministère qui, malgré des drames qui se sont déjà produits, refusent de prendre des mesures concrètes et ambitieuses pour répondre aux difficultés vécues par les personnels de lycées professionnels.

Le 5 septembre dernier, le SNUEP-FSU a saisi le CHSCT ministériel sur les risques psycho-sociaux liés à la réforme Blanquer de la voie professionnelle. Au regard des arguments exposés, le CHSCT ministériel a confirmé cette alerte et demandé l’abandon de cette réforme. Le ministre ne s’est jamais exprimé depuis. Pire, il maintient son cap dans un déni total de ces enjeux majeurs pour la santé et la sécurité au travail des personnels. Le SNUEP-FSU dénonce avec force son obstination et son déni.

Le SNUEP-FSU rappelle que les difficultés rencontrées dans les établissements ne sont aucunement de la responsabilité des enseignant-es. Elles sont imputables aux choix politiques opérés par le ministre notamment celui d’imposer sa réforme de la voie professionnelle.

Le SNUEP-FSU appelle les personnels à se réunir dans les établissements et envisager ensemble des perspectives d’actions. Le SNUEP-FSU appelle à diffuser partout l’enquête intersyndicale de rentrée sur les conditions de travail.

Le SNUEP-FSU exige un grand plan de prévention des suicides et des actes concrets et rapides. Il exige des mesures urgentes pour remédier aux difficultés éprouvées par les collègues du fait de l’organisation du travail, des pressions et de la perte de sens du métier.

Dans le contexte de souffrance au travail connu et objectivé par des études sur la voie professionnelle, le SNUEP-FSU dénonce l’irresponsabilité des employeurs publics et celle du ministère de l’Éducation nationale de vouloir supprimer les CHSCT.

Retraites : toutes et tous concernés et mobilisés !

Les organisations syndicales (CGT, FO, FSU, MNL, Solidaires, UNEF, UNL) réunies ce 30 septembre s’opposent au projet de régime de retraite par points voulu par le gouvernement qui a le double objectif de réduire les pensions et de repousser l’âge de départ à la retraite. Elles sont déterminées à défendre un système de retraite par répartition solidaire et intergénérationnel et de conforter et améliorer les dispositions du système actuel et ses régimes pour garantir un haut niveau de pensions à toutes et tous. Il s’agit que nul ne soit pénalisé du fait des difficultés rencontrées au long de la vie active. Personne ne serait épargné par cette réforme, particulièrement les femmes plus souvent confrontées aux carrières interrompues, à la précarité et aux bas salaires. Les jeunes subiraient encore d’avantage les effets de cette dernière qui s’appliquerait sur la totalité de leur vie professionnelle.
Les organisations syndicales appellent en conséquence les salariés du privé comme du public, les jeunes, les privés d’emploi, les retraités à prendre part aux réunions d’informations et de débats organisées par les syndicats et à se mobiliser.
En ce sens elles affirment la nécessité de réaliser une unité d’action syndicale la plus large et de construire des propositions alternatives à cette réforme.
Elles proposent de mettre en discussion la perspective d’une action de grève interprofessionnelle pouvant s’appuyer sur les appels lancés.

Comité de suivi de la réforme de la voie professionnelle

Le SNUEP-FSU porte la parole des professeur·es de lycée professionnel

 

Lors de la première séance du comité de suivi de la réforme de la voie professionnelle, ce mardi 24 septembre, le SNUEP-FSU a alerté une nouvelle fois le ministre sur les dangers relatifs aux conditions de travail des personnels comme aux conditions d’études des jeunes.

Conformément à son engagement, le SNUEP-FSU porte la parole des collègues au plus près de leurs préoccupations et partout où lui en ai donné la possibilité.

Le SNUEP-FSU a rappelé la décision du CHSCT ministériel du 5 septembre dernier qui confirme la responsabilité du ministère sur les risques psycho-sociaux liés à la réforme. Il exige donc que les collègues soient compris et que des solutions concrètes soient apportées aux nombreux problèmes déjà prégnants.

Pour le SNUEP-FSU, le comité doit dépasser la simple amélioration des dispositifs. La pertinence de ces derniers doit être interrogée au prisme de la réussite des jeunes et des conditions de travail des personnels. Ces derniers, en tant qu’experts, doivent être entendus.

Le SNUEP-FSU, en intersyndicale, a lancé une enquête afin de recueillir l’avis des professeur·es en lycée professionnel et porter leur parole. Il les appelle à y répondre et, dans les établissements et les stages, à proposer et défendre d’autres perspectives pour leur métier et pour la formation professionnelle initiale des jeunes.

Déclaration FSU au CSE du 19 septembre 2019

Bonjour à tous les membres anciens et nouveaux du CSE.

La fin d’année scolaire a été marquée par des mobilisations très médiatisées des enseignant-es du premier degré contre la loi Blanquer et du second degré au moment des épreuves du baccalauréat.

A cette rentrée, comme l’ont déjà exposé dans leur déclaration le Snuipp-FSU pour le primaire et le SNES-FSU pour les collèges et les lycées généraux et technologiques, les politiques éducatives restent les mêmes, et les difficultés sur le terrain sont nombreuses.

Dans la voie professionnelle, les élèves subissent une baisse importante des horaires d’enseignements généraux et les enseignant-es, quant à eux, subissent la mise en œuvre des familles de métiers en Seconde, du chef d’œuvre et du co-enseignement imposé. Le CHSCT de l’éducation nationale a confirmé que la réforme de la voie professionnelle présente de graves dangers sur la santé physique, mentale et sociale des personnels. La FSU attend la réponse que le ministre donnera à cet avis.

La FSU continue de dénoncer les effets de La loi « pour la liberté de choisir son avenir professionnel » sur l’ensemble des volets orientation, formation, et certification. La FSU demande que soit renforcé en priorité l’enseignement professionnel public sous statut scolaire mis à mal par le développement à tous crins de l’apprentissage.

Les annonces du ministre sur une prétendue revalorisation salariale et la suppression de 5 jours de congés au profit d’une formation imposée sont de véritables provocations. Alors que le ministre a dévoilé la carte des 80 cités éducatives, la question de l’avenir de l’éducation prioritaire est absente des annonces de rentrée.

Alors que la formation des enseignants était annoncée comme une priorité du ministère, et après de nombreuses heures de pseudo-concertation sur la “réforme”, le ministère est depuis juillet complètement muet sur la formation initiale (sur la nature et les contenus des concours à la rentrée 2020 par exemple).

De notre point de vue, ce qui est annoncé et publié jusqu’à maintenant va dans le sens d’une dégradation de la formation et de l’entrée dans le métier. Pour les stagiaires, la cotisation vie étudiante et de campus doit être remboursée par l’employeur.

La procédure d’affectation des candidats via parcoursup se termine dans la plus grande opacité. La FSU demande la plus grande transparence sur le devenir de celles et ceux qui ont quitté la plate-forme et sur le taux de satisfaction des vœux des élèves, donnée incontournable pour les bacheliers et leurs familles.

Les services académiques et les établissements tiennent cette rentrée avec 400 postes de personnels administratifs ou techniques en moins. Si l’état de sous-administration de l’éducation nationale est aujourd’hui une situation reconnue par le ministère, les conditions de travail des personnels dans ces conditions sont insupportables.

Pour la FSU, le budget 2020 et les suivants devront afficher des recréations de postes et une requalification des carrières des personnels en cohérence avec les qualifications mises en œuvre par les agent-es.

La FSU continue de s’opposer à la fusion des académies de Caen et de Rouen et combat les réorganisations menées au motif de la réforme territoriale dans les autres régions académiques qui affaibliraient le modèle académique et les bons niveaux de proximité de l’organisation des services déconcentrés de l’éducation nationale.

La santé, pourtant reconnue comme déterminant pour la réussite scolaire, est ignorée. Une politique éducative sociale et de santé ambitieuse guidée par les besoins des élèves et construite avec l’ensemble de la communauté scolaire est indispensable. La FSU exige une impulsion ministérielle forte, la refonte des formations des infirmier.es de l’Education nationale ainsi que des créations de postes à la hauteur des enjeux.

De nombreux sujets sont donc sur la table. La FSU sera attentive en CSE cette année à faire valoir la nécessité d’un service public d’éducation de qualité.

Merci pour votre attention.

Pour l’emploi public, pour le statut, pour le service public !

Les organisations syndicales de la Fonction publique CFDT, CFTC, CGT, FA, FO, FSU, SOLIDAIRES et UNSA ont pris acte de la promulgation de la Loi de transformation de la fonction publique n° 2019-828 du 6 août 2019.
Pour autant, elles continuent de rappeler leur opposition au contenu et à la philosophie de cette loi.
Elles réaffirment leur volonté d’un service public fort, doté des moyens humains et matériels nécessaires pour garantir l’accessibilité de tous les citoyens et le meilleur service rendu.
Elles confirment leur attachement à l’emploi statutaire et au principe de carrière en opposition à une fonction publique précarisée telle que prévue dans la loi.
Elles rappellent leur attachement à l’égalité de traitement des agents pour tous les éléments de leur carrière, égalité qui ne peut être garantie que par le maintien de toutes les compétences des Commissions Administratives Paritaires (CAP). Dans le même esprit, elles rappellent le rôle essentiel des CHSCT et de leurs compétences, instances permettant de suivre la santé et sécurité au travail des agents.
Au moment où vont s’ouvrir de nouvelles discussions précisant des éléments de la loi (environ 50 textes réglementaires sont annoncés), nos organisations syndicales appellent le Gouvernement à aller au-delà de simples concertations pour s’engager dans un véritable dialogue social, constructif et sincère en faveur des agents et du service public. Les enjeux nécessitent des échanges de fond, respectueux de chacun, qui ne doivent pas être contournés par des impératifs de calendrier ni être rendus inopérants par l’absence de tout espace réel de négociation.
Pour nos organisations syndicales, il est urgent de sortir d’une vision budgétaire strictement comptable et de recentrer les débats en faveur d’un service public prenant en compte les besoins des usagers, les revendications des organisations syndicales et la situation des 5,5 millions d’agents.
Fait à PARIS, le 10 septembre 2019

CHSCTM du 5 septembre 2019

COMMUNIQUÉ
Paris, le 5 septembre 2019

Le CHSCT ministériel confirme les risques psycho-sociaux induits par  la réforme Blanquer de la voie professionnelle

Ce jeudi 5 septembre, à la majorité des votant·es, le CHSCT ministériel a validé l’alerte déposée par le SNUEP-FSU concernant la réforme de la voie professionnelle. Il confirme ainsi que cette réforme engendre des risques psycho-sociaux pour les personnels. Il acte que les dispositifs de la réforme vont dégrader leurs conditions de travail et impacter leur santé physique, mentale et sociale.

La balle est maintenant dans le camp du ministre. Il a deux mois pour répondre explicitement au vote du CHSCT qui demande le retrait de la réforme au regard des conséquences lourdes sur la vie professionnelle et personnelle des collègues. Son discours sur le « bien-être au travail » et « le bonheur professionnel » ne résiste pas à cette nouvelle épreuve des faits et le SNUEP-FSU lui demande d’en tirer toutes les conséquences.

Cette décision du CHSCT confirme que la responsabilité des difficultés rencontrées dans les établissements est imputable à la réforme et à ses dispositifs. Le SNUEP-FSU rappelle que d’aucune façon cette responsabilité ne peut et ne doit être renvoyée sur les personnels.

Le SNUEP-FSU poursuit son action syndicale et prend toutes ses responsabilités pour dénoncer la réforme en cours. Il appelle les collègues à se réunir et débattre dans les établissements pour définir ensemble les suites des actions à mener.

L’interview de sortie est à visionner ici : https://www.facebook.com/Snuepfsu/videos/514112222674188/