Archives de catégorie : Actualités syndicales

Rendez-vous non salarial dans la Fonction publique : inacceptable pour la FSU !

Le gouvernement refuse une nouvelle fois d’augmenter les salaires des agent-es de la Fonction publique ! Pas de dégel de la valeur du point d’indice, pas de mesures générales, pas d’abrogation du jour de carence… Quand aux non-titulaires, ils devront également attendre…
Le gouvernement officialise par la même une perte conséquente du pouvoir d’achat pour l’ensemble des agent-es publics.
C’est une nouvelle forme de mépris du travail et de l’engagement des plus de 5 millions d’agent-es, dont 40 % sont en catégorie C avec des rémunérations proches du SMIC, alors même qu’ils font vivre tous les jours les services publics et la Fonction publique partout sur le territoire et souvent dans des conditions difficiles.
Au-delà du nécessaire dégel de la valeur du point d’indice, la FSU avait fait, dans un courrier daté du 11 juin dernier, des propositions notamment en ce qui concerne l’évolution des échelles de rémunération.
Mais le gouvernement n’a rien retenu des propositions faites par les organisations syndicales.
Seule la mise en œuvre des dernières mesures du protocole PPCR, signé par la FSU en 2015, permet une amélioration du déroulement des carrières. Mais ce ne sont pas des mesures nouvelles, de plus le gouvernement les avait retardées d’un an.
Cette situation est inacceptable pour la FSU.
Elle est injuste pour les agent-es. Elle ne participe pas non plus à rendre plus attractive la Fonction publique ni à une meilleure reconnaissance de celle-ci par les usager-es.
Le gouvernement doit impérativement revoir sa politique salariale et s’engager dans la poursuite de la revalorisation des carrières et des rémunérations. L’inverse de sa politique actuelle !
C’est d’autant plus urgent que la future réforme des retraites, de l’aveu même du gouvernement, serait défavorable aux fonctionnaires en raison d’une telle politique salariale.
C’est pourquoi, la FSU continuera de défendre le pouvoir d’achat des agent-es publics afin d’obtenir une réelle reconnaissance de leur  travail et de leur engagement au service de l’intérêt général.

Les Lilas, 2 juillet 2019.

9 et 18 mai : Pour nos Services Publics, notre École, nos Métiers

Pour nos Services Publics, notre École, nos Métiers,

le mois de mai 2019 s’annonce décisif :

  • Participons massivement et activement aux actions départementales de  la journée de grève du jeudi 9 mai

Cher : 10h30 place Séraucourt à Bourges

Eure et Loir : 14h30 place Châtelet à Chartres

Indre : 10h place de la République à Châteauroux

Indre et Loire : 10h place Anatole France à Tours

Loir et Cher : 14h30 devant la préfecture à Blois

Loiret : 10h Cité Administrative Coligny (tram A) à Orléans – Place du Pâtis à Montargis

  • Réservez dès maintenant votre place dans un car pour la manifestation nationale à Paris le samedi 18 mai auprès des SD FSU

Gagnons ensemble le retrait des projets de loi Blanquer et de destruction de la Fonction Publique !

Fonction publique : Grève unitaire et manifestations le 9 mai prochain

Les organisations syndicales CFDT, CFTC, CFE-CGC, CGT, FAFP, FO, FSU, Solidaires, et UNSA de la Fonction publique affirment de nouveau leur attachement aux valeurs du service public et à une Fonction publique au service de toutes et tous, porteuse de l’intérêt général.
Depuis de nombreux mois, en dépit de leurs revendications et propositions, elles constatent que le pouvoir exécutif poursuit une politique contraire aux intérêts de la population, néfaste pour les missions publiques et pour les agent-e-s. Le gouvernement pratique le double langage en prônant la modernisation de la Fonction publique et le respect des agent-e-s public-que-s, alors même qu’il ne revalorise pas leur rémunération, qu’il supprime des postes, engendrant une forte dégradation des conditions de travail, et veut affaiblir leurs droits et garanties.
Les personnels, avec leurs organisations syndicales, revendiquent l’augmentation de la valeur du point d’indice afin d’améliorer leur pouvoir d’achat, la suppression du jour de carence et rappellent leur opposition aux 120 000 nouvelles suppressions de postes annoncées.
A de multiples reprises, nos organisations se sont opposées à ces mesures et ont mis sur la table des propositions alternatives.
Poursuivant leur politique, toujours sans tenir grand compte des organisations syndicales représentatives, le Président de la République et le gouvernement comptent faire adopter au Parlement, d’ici au début de l’été, une loi dite de transformation de la fonction publique dont nombre de dispositions ont une portée très grave tant pour les agent-e-s et les citoyen-ne-s que pour l’avenir de la Fonction publique.
Il en est ainsi, par exemple, de la mise en place d’une instance unique en lieu et place des comités techniques et CHSCT, instance qui risque de diluer et amoindrir les actions dans des domaines essentiels de la sécurité, de la santé et de la vie au travail. C’est aussi le cas avec la suppression des compétences des CAP en matière de promotion et de mobilité, mesure qui va favoriser une gestion opaque et priver les personnels de recours contre l’arbitraire.
Avec le recours au recrutement accru à tous les niveaux de contractuel-le-s, la précarité sera encore aggravée particulièrement avec des contrats de mission à durée déterminée pouvant être rompu à tout moment. Par ailleurs, aucune amélioration substantielle des garanties collectives ni sécurisation des parcours professionnels n’est envisagé pour les contractuel-le-s pas plus qu’un encadrement plus strict des conditions de recrutement et de formation. De plus, c’est l’égalité d’accès aux emplois publics et les garanties de neutralité de l’agent public qui sont menacées.
Après des communiqués unitaires, après des délais de consultations des instances supérieures de la Fonction publique peu respectueuses d’un dialogue social de qualité, après que toutes les organisations représentatives de la Fonction publique aient donné un avis défavorable au projet de loi dit de transformation de la fonction publique, les organisations syndicales CFDT, CFTC, CFE-CGC, CGT, FAFP, FO, FSU, Solidaires, et UNSA réaffirment leur volonté de mettre en œuvre un processus de mobilisation inscrit dans la durée.
Pour dire non au projet de loi de transformation de la fonction publique et pour demander au gouvernement qu’il ouvre enfin des négociations sur de nouvelles bases, elles appellent d’ores et déjà toutes et tous les agent-e-s de la Fonction publique à se mettre en grève le jeudi 9 mai prochain, étape forte du processus de mobilisation.
Les Lilas le 12 avril 2019

ACTIONS : temps fort de mobilisation le 4 avril (grève, rassemblements, manifestations…)

extrait du texte action voté par le Conseil National du SNUEP-FSU le 29 mars 2019 :

ACTIONS

Retraite 

Le SNUEP-FSU engagera une campagne d’informations et d’actions sur le projet de réforme des retraites, pour rendre visible ses revendications (départ à taux plein à 60 ans, 37,5 annuités, 6 derniers mois de traitement) et obtenir l’abandon du projet du gouvernement.

Retraité·es 

Après plusieurs journées de mobilisations massives à l’appel du groupe des 9 et leur présence forte sur les rond-points et dans les cortèges, le gouvernement a dû renoncer à la hausse de la CSG pour 4 millions de retraité·es.

Le SNUEP-FSU appelle à soutenir la manifestation des retraité·es à l’appel du groupe des 9 (CGT – FO – CGC – CFTC – FSU – FGR – Solidaires – UNRPA – LSR) le 11 avril.

Pour la liberté de manifester

Le SNUEP-FSU appelle à se mobiliser le 13 avril 2019 en participant aux actions organisées dans le cadre de l’appel Pour la liberté de manifester.

Formation des enseignant·es

Le SNUEP-FSU continuera de dénoncer la réforme de la formation des enseignant·es qui ne répond en rien au besoin de démocratisation scolaire et d’attractivité du métier.

Réformes et loi Blanquer

La loi sur l’école de la confiance, les restrictions budgétaires actées, comme les réformes engagées dans les lycées, sont fortement dénoncées par les personnels déjà engagés depuis plusieurs mois dans des actions et des mobilisations locales. Après les lycées professionnels, les lycéen·nes en décembre, les mobilisations des enseignant·es sur les réseaux sociaux, les mobilisations dans l’Éducation vont en s’amplifiant.

Le SNUEP-FSU soutient toutes les initiatives locales et appelle à les développer. Le SNUEP-FSU poursuit son combat contre la réforme de la voie professionnelle. Il continuera à diffuser ses analyses, outils d’informations et contre-propositions auprès des personnels pour construire avec elles et eux et dans l’unité la plus large les mobilisations.

Le SNUEP-FSU s’engage aussi dans une campagne d’opinion plus large en organisant et en participant, en intersyndicale et avec le collectif « ne touche pas à mon LP » à des débats au Sénat le 6 avril.

Le SNUEP-FSU appelle les collègues à se mobiliser massivement le 30 mars pour dénoncer les suppressions de postes, la loi et les réformes Blanquer. Pour donner des perspectives à cette journée, SNUEP-SNES-SNEP et SNUIPP- FSU, CGT Education, FO et Sud Éducation appellent à un temps fort de mobilisation le 4 avril (grève, rassemblements, manifestations…). Ils appellent à s’inscrire dans les actions locales sous toutes leurs formes pendant la période du 6 avril au 6 mai.

Le SNUEP-FSU appelle à la construction d’une manifestation unitaire nationale à Paris lors du passage de la loi au Sénat.

Fonction publique

Avec la FSU et ses syndicats nationaux, le SNUEP-FSU continuera de dénoncer les dangers du projet de loi. Il diffusera l’ensemble des outils militant·es à destination des personnels et des usager·es. Face à cette destruction organisée des services publics, des missions et des statuts des personnels, le SNUEP-FSU appelle les personnels à se mobiliser et se mettre en grève le 9 mai à l’appel des syndicats de fonctionnaires CGT, Unsa, FSU, Solidaires, FA-FP, CFE-CGC et CFTC.

Le SNUEP-FSU participera aux états généraux de la Fonction publique le 12 juin prochain (meeting FSU à Paris avec déclinaison possible dans les régions).

Interpro

Dans le contexte d’attaque généralisée contre les salarié·es, les chômeurs et chômeuses, les retraité·es, le SNUEP-FSU appelle à un 1er mai unitaire où l’éducation et la Fonction publique seront visibles. Il estime nécessaire une perspective ambitieuse de mobilisation interprofessionnelle dans le cadre le plus unitaire possible.

LE MARDI 19 MARS, COMBATTONS LE PROJET DE LOI FONCTION PUBLIQUE

POUR NOTRE STATUT, NOS CARRIÈRES, NOS DROITS,
LE MARDI 19 MARS, COMBATTONS LE PROJET DE LOI FONCTION PUBLIQUE
Le projet de loi « transformation de la Fonction publique » sera
présenté le 27 mars prochain au gouvernement. L’objectif est de
mettre les fonctionnaires « aux ordres ». La neutralité des agent·es
publics et le modèle social français sont dans le viseur. Nos conditions
de travail, nos carrières et nos rémunérations seront rapidement
dégradées.
➡ RECOURS ACCRU AU CONTRAT
La création du « contrat de projet » et l’élargissement des dérogations
au principe de recrutement d’un fonctionnaire font du contrat et de la
précarité la voie principale et bientôt quasi unique de recrutement.
Cela signe la fin de l’indépendance des fonctionnaires au service de
l’intérêt général mais aussi la fin du statut général des fonctionnaires.
➡ MUTATIONS ET PROMOTIONS : FIN DE L’ÉQUITÉ
Le gouvernement veut supprimer tout droit de regard sur les actes de
gestions des carrières. L’administration affecterait ou déciderait unilatéralement, sans aucune vérification par les élu·es du personnels du respect des droits de chacun·e. L’objectif est de nous isoler et de nous soumettre à l’autorité hiérarchique qui devient seule décisionnaire.
➡ MOBILITÉS ET RECONVERSIONS FORCÉES
Tout est fait dans ce projet de loi pour « accompagner » le vaste plan de restructuration dans le cadre des 120 000 suppressions d’emplois prévues d’ici 2022. L’exemple de la restructuration de la filière Gestion administration est criant : pressions au changement de discipline, mesures de carte scolaire, incitation à changer de métier, absence de réel accompagnement à la reconversion…
L’heure est à la mobilisation de toutes et tous. Pour :
– Une augmentation générale et immédiate des salaires des agent·es
de la Fonction publique.
– Des mesures de rattrapage des pertes subies depuis des années.
– Un plan de titularisation.
– Des créations d’emplois statutaires partout où cela est nécessaire.
– L’abrogation du jour de carence.
– La revalorisation des pensions.
– Le maintien et l’amélioration de notre régime particulier de retraite et du code des pensions civiles et militaires ainsi que de la CNRACL.
– Le retrait du projet de loi au profit de mesures renforçant et rénovant le Statut général et permettant un meilleur fonctionnement des services publics.

Premiers effets de la réforme de la voie professionnelle : Suppressions de postes, conditions de travail dégradées, confiance aux abonnées absentes.

Dès sa présentation en mai 2018, le SNUEP-FSU dénonce fermement la réforme Blanquer de la voie professionnelle. Depuis, le SNUEP-FSU organise de nombreuses rencontres dans les établissements pour alerter sur les conséquences de cette réforme : suppressions de postes et dispositifs nocifs au quotidien pour les élèves et pour les professeur·es. Cette réforme n’a pas été négociée avec les acteurs de terrain.
Le SNUEP-FSU a appelé les collègues à se mobiliser contre cette réforme dès le mois de septembre, notamment par la grève. Il a voté contre les arrêtés instituant de nouvelles grilles horaires en CAP et Bac pro. Ces arrêtés constituent la colonne vertébrale de la réforme. Ils actent la réduction drastique des heures disciplinaires pour les élèves, l’augmentation des heures d’accompagnement personnalisé et imposent les dispositifs que sont le chef d’œuvre et la co-intervention.
En ce début 2019, la mise en place technique de cette réforme est en marche alors que tous les textes réglementaires ne sont pas parus. Les conseils d’administration s’organisent dans la plus grande cacophonie, des informations diverses sont distillées par les chef·fes d’établissement, autant sous informé·es que les professeur·es de lycée professionnel. Une fois de plus, les personnels et les élèves vont payer le prix fort d’une réforme injuste et précipitée.
Au prétexte d’autonomie, le ministère s’affranchit de ses responsabilités en donnant des consignes organisationnelles extrêmement vagues dont certaines renforcent la confusion. Les conséquences sont catastrophiques : les rectorats profitent de ce flou organisé pour ne pas allouer l’ensemble des moyens dus aux sections professionnelles et réaliser ainsi des économies. Les baisses de dotation horaire globale poussent des chef·fes d’établissements à regrouper des sections entières de première CAP ou de seconde Bac pro. La répartition des moyens dans les ces classes s’opère dans la plus grande confusion, générant tensions et désarroi dans les équipes pédagogiques. Certaines directions font des choix délibérés et autoritaires et sans se concerter avec celles-ci. On est loin de la confiance voulue par le ministre.
Comme le SNUEP-FSU le répète depuis plus de 8 mois, ces nouvelles grilles horaires vont fortement dégrader les conditions de travail des enseignant·es et les conditions d’études des élèves. Elles renforcent aussi l’autonomie des chef·fes d’établissement en les laissant décider des suppressions de postes localement.
Le SNUEP-FSU réaffirme sa forte opposition à la réforme. Il appelle les personnels à ne pas laisser faire et à agir dans les établissements, dans les assemblées générales, dans les académies et dans toutes les instances.
Le SNUEP-FSU rappelle qu’il a déposé un préavis de grève pour couvrir toutes les actions en cours : lycées morts, pétitions, démissions de professeur·es principaux, audiences dans les rectorats, occupation d’établissements, débats avec les parents, grèves…
Le SNUEP-FSU appelle à poursuivre et amplifier l’ensemble de ces actions pour obtenir le retrait de cette réforme.

Paris, le 5 février 2019

Second degré : mobilisé.es et en grève en janvier

Communiqué de presse de l’intersyndicale du second degré et des organisations lycéennes

Les organisations syndicales des personnels et des lycéens font l’analyse que les réformes des lycées généraux et technologiques, de la voie professionnelle et du baccalauréat vont accroître les inégalités et la sélection entre élèves et établissements. Des remontées des académies, il se dégage une cartographie profondément inégalitaire de l’offre de formation. On peut ainsi évoquer de multiples situations où l’accès aux enseignements se restreint fortement. La liberté de choix laissée aux élèves et aux familles tant vantée par le ministre n’est qu’un leurre et fait courir le risque d’enfermer certains jeunes dans des impasses. Les choix de parcours sont étroitement corrélés aux choix que les élèves devront faire dans Parcoursup.

Dans l’enseignement professionnel, la réduction des horaires d’enseignement des disciplines générales pénalisera les élèves et compromettra leurs poursuites d’études. Les secondes organisées en familles de métiers impliqueront une déprofessionnalisation des filières professionnelles.
Dans l’enseignement agricole ces réformes vont jusqu’à remettre en cause la présence d’une voie générale.

Le baccalauréat, tel que le ministre l’a imposé aux élèves et aux personnels, par l’importance qu’il donne au contrôle local via le contrôle continu, va se transformer en diplôme local.

Jean-Michel Blanquer prétend que ces mesures feraient accord dans la communauté éducative. Or, les mobilisations des personnels et des élèves qui ont eu lieu en fin d’année se poursuivent, des mouvements tels que celui des stylos rouges se développent, sans aucune réponse du ministre. Pire, le gouvernement et le ministre accentuent même un discours uniquement sécuritaire et cherchent même à museler la contestation ; ainsi, une collègue a été convoquée pour avoir critiqué la politique gouvernementale, et l’article 1 du projet de loi dite sur l’école de la confiance vise à accentuer les moyens de pression sur les personnels en attaquant leur liberté d’expression. Les organisations lycéennes n’ont toujours pas été reçues par le Ministre.

Ces réformes se placent dans un contexte de préparation de rentrée marqué par l’amplification des suppressions de postes dans le second degré alors qu’il accueillera davantage d’élèves à la rentrée 2019. Les conditions de travail des élèves et des personnels vont continuer de se détériorer. L’augmentation importante des heures supplémentaires censée pallier les 2 450 suppressions d’emplois dans le second degré (50 dans l’enseignement agricole) ne fera qu’alourdir la charge de travail des personnels et laissera des établissements en difficulté. Pour contraindre les personnels à effectuer ces heures supplémentaires, le ministre entend même modifier les textes statutaires en portant à 2 le nombre d’heures supplémentaires obligatoires. Dans les collèges, les effectifs dans les classes vont continuer d’augmenter.
Dans les lycées, la conjugaison de la mise en place de la réforme des lycées et des suppressions de postes conduira à une « optimisation » des moyens par une augmentation du nombre de classes à plus de 35 élèves. Dans la voie professionnelle, la réduction de l’équivalent de 9 à 11 semaines de cours sur le cursus Bac pro et de 2 à 6 semaines pour les CAP permettra aussi au ministre de supprimer des postes.

Les organisations lycéennes UNL et FIDL et syndicales CGT Éduc’action – SNES, SNEP, SNUEP, SNETAP de la FSU – Sud Éducation – SNCL FAEN – CGT AGRI, SIES dans la poursuite des actions déjà menées et en convergence avec les actions menées dans l’enseignement supérieur, entendent amplifier ensemble la mobilisation.
Elles appellent les personnels à un processus de mobilisation passant par des actions diversifiées (organisation de rencontres avec les parents et élèves, motions en CA, interpellations des élus etc.).
Dans ce cadre, elles appellent lycéens et personnels à une journée nationale d’actions le 17 janvier, afin de construire une grève massive le 24 janvier pour :
– le retrait de la réforme des lycées, du baccalauréat et de Parcoursup,
– l’abandon du projet de service national universel,
– l’arrêt des suppressions de postes,
– l’augmentation des salaires,
– le respect de la liberté d’expression et de manifestation.
 

Elles invitent les assemblées générales à débattre des suites de l’action.
Elles proposeront cette grève à l’ensemble des organisations syndicales.

Toutes et tous mobilisé·es dès le 14 décembre

De tout part monte le rejet de la politique et des contre-réformes du gouvernement qui ne répond nullement aux revendications légitimes des salarié·es du privé et du public, des privé·es d’emploi, des retraité·es et de la jeunesse. À l’inverse, il pratique une répression sans précédents : arrestations, humiliations, gardes à vue, mutilations etc.

Le bureau national du SNUEP-FSU appelle l’ensemble des collègues à tenir des assemblées générales dans les établissements pour décider, avec les personnels, aux côtés des lycéen·nes et en lien avec le cadre intersyndical, de la poursuite de l’action contre la réforme de la voie professionnelle en utilisant toutes les modalités d’action offertes allant jusqu’à la grève reconductible, couverte par un préavis courant jusqu’à fin décembre.

Le SNUEP-FSU appelle les PLP à se mobiliser massivement par la grève les 14 et 19 décembre (journée où se tiendront à la fois le Conseil supérieur de l’Éducation et le Comité technique ministériel sur les dotations accordées aux académies pour la rentrée 2019).

Pour la défense du pouvoir d’achat et pour l’augmentation immédiate du point d’indice.

Pour les emplois, l’augmentation des postes au concours et la défense de notre statut.

Pour le retrait de la réforme Blanquer de la voie professionnelle et l’abrogation de Parcoursup. 

Élections professionnelles 2018 : résultats

Le SNUEP-FSU progresse de 3 points des suffrages exprimés par rapport aux résultats de 2014.

Merci à toutes celles et à tous ceux qui ont voté et fait voter SNUEP et FSU.

 

Les personnels engagés – Le SNUEP et la FSU confortés

 

Les grands gagnants sont les PLP et plus largement les personnels de l’Éducation Nationale qui, dans l’ensemble de l’Académie Orléans-Tours mais aussi à l’échelon national, ont démontré par leur participation à la hausse, leur réel attachement au paritarisme.

Le SNUEP-FSU progresse de 3 points des suffrages exprimés par rapport aux résultats de 2014 confortant ainsi sa première place à la CAPA PLP avec 4 sièges sur 10.

Tous les syndicats de la FSU de notre académie améliorent aussi leurs résultats. La FSU progresse de 1 000 voix au Comité Technique Académique (CTA) et obtient 6 sièges (+1) sur 10.

La réponse ainsi apportée au Ministère, qui veut détruire le paritarisme et la représentation du personnel, est éclatante. Elle donne aussi à la FSU et ses syndicats la responsabilité de représenter et défendre tous les personnels, les écoles, les établissements et les services.

Soutien aux mobilisations lycéennes : « Pas les miettes, toute la boulangerie ! »

Orléans, le 4 décembre 2018
Communiqué du SNUEP-FSU Orléans-Tours sur les mobilisations lycéennes
« Pas les miettes, toute la boulangerie ! »

Commencée le vendredi 30 novembre, la contestation dans les lycées a pris de l’ampleur : environ 300 lycées, parmi lesquels un certain nombre de lycées professionnels, ont été bloqués dans toute la France. Parallèlement, des assemblées générales se sont tenues dans plusieurs universités. L’UNL (Union Nationale Lycéenne), à l’initiative de cette journée d’action, avance le chiffre de 300 établissements touchés.
Parmi les revendications, un certain nombre nous interpelle comme syndicat de l’enseignement professionnel public et sont communes avec celles du SNUEP- FSU. Dans un communiqué en date du 3 décembre, l’UNL écrit notamment :
« Nous ne voulons plus :
D’une sélection à l’entrée de l’université, mise en place à l’aide des attendus et des algorithmes de Parcoursup, qui discriminent selon le lycée d’où l’on vient, ou le bac que l’on aurait fait. (…)
De la réforme de la voie professionnelle qui privilégie les intérêts privés de l’entreprenariat plutôt que l’intérêt des lycéen.ne.s, et qui offrira des formations différenciées d’une région à l’autre. (…)
De la suppression des 2 600 postes en lycée, prévue pour l’année 2019 »
Les PLP se mobilisent depuis plusieurs mois sur ces revendications, qui sont aussi les nôtres !
Au moment où l’enseignement professionnel public est sur le point d’être broyé par l’engrenage de la contre-réforme Blanquer ; au moment où le gouvernement Macron, isolé et rejeté de toutes parts, s’apprête à effectuer une saignée sans précédent dans les effectifs de l’enseignement professionnel public, le SNUEP- FSU Orléans-Tours apporte son soutien plein et entier à cette mobilisation.
Louis Boyard, président de l’UNL, a raison lorsqu’il déclare, avec indignation :
« Nous, ce qu’on acceptera, ce ne sont pas les miettes, c’est toute la boulangerie ! ».
Le SNUEP-FSU s’insurge contre les tentatives d’intimidation et toutes les formes de répression à l’encontre de la jeunesse qu’on empêche de se mobiliser dans un cadre apaisé.
Le SNUEP-FSU Orléans-Tours appelle les PLP à se faire entendre en votant aux élections professionnelles pour le SNUEP et la FSU, pour le retrait du plan Blanquer et la défense du statut des PLP.
Il appelle les PLP à se réunir dès que possible afin de préparer la riposte, pour la satisfaction de nos légitimes revendications.